Imam Hâdi (a)
Description de cette image, également commentée ci-après

Le sanctuaire de l’Imam Hâdi (a) Samarrâ

Le dixième Imam des chiites
Surnom(s) Abu al-Hasan (thâlith)
Titre(s)
  • Hâdi
  • Naqî
  • Murtidâ
  • ‘Âlim
  • Faqih
  • Amin
  • Tayyib
Naissance Le 15 Dhul Hajja H. 212 / 812 A.C.
Médine
Martyre Le 3 Rajab 254 H/854 A.C.
Sépulture Samarrâ
Âge 42
Famille
Généalogie 'Ali b. Muhammad al-Jawad b. 'Ali b. Musa b. Muhammad b. 'Ali b. Musa b. Ja'far b. Muhammad b. 'Ali b. Husayn b. 'Ali b. Abi Tâlib
Père Imam Jawâd (a)
Mère Samâna Maghribiya
Femme(s) Hudayth
Enfant(s)

Imamat
Durée 34 ans
Début 220 H/820 A.C.
Fin 254 H/854 A.C.
Califes contemporains
Compagnons

environ 185 personnes dont :

Les Imams des chiites

Imam al-Hâdî (a) (en arabe : الإمام الهادي عليه السلام), Abu al-Hasan 'Ali b. Muhammad al-Jawad b. 'Ali b. Musa, est le fils de l'Imam Jawad et le dixième Imam des chiites duodécimains. Il est connu sous le nom de l'Imam Hadi, et fut pendant 34 ans, l'Imam des chiites (entre 220h. et 254h).

Il a passé la plupart du temps de son imamat à Sammarâ sous la surveillance directe des califes de l'époque. La période de son imamat fut contemporaine avec le règne de plusieurs califes abbasides dont Mutiwakkil Abbasi.

De nombreux hadiths sur les thèmatiques théologiques (notamment tashbih et tanzih, jabr et ikhtiyâr), doctrinaux, exégétiques, juridiques et morales ont été rapportées de l'Imam Hâdi.

Il existe également un très beau texte de prière, intitulé Ziyara Jami'a Kabira, comprenant un ensemble de base doctrinale et imâmologique, rapporté de lui. Un autre texte nommé Ghadiriya est également attribué à lui. Imam Hâdi entretenait ses relations avec les chiites par l'intermédiaire d'un ensemble de wakîl (représentant) que l'on nommait l'assemblé de la représentation. Parmi ses compagnons proches on peut mentionner : 'Abd al-'Azim Hasani, 'Uthman b. Sa'id, Ayun b. Nuh, Hasan b. Rashid, et Hasan b. Nasir.

Son tombeau est situé à Sammarâ, dans un lieu nommé 'Askarî'în (signifiant les deux 'Askarî, puisque lui et son fils sont enterrés tous les deux là). Ce lieu est un des lieux saints importants des chiites en Irak, qui a été objet de nombreux attaques terroristes notamment en 2005 et 2007. Suites aux destructions causés par ces attaques, un comité particuliers a pris en main, entre 2010 et 2015, la reconstruction de ce sanctuaire.

Sommaire

Ses titres et sa lignée

L'Imam Hâdi est le dixième Imam chiite, son père est l'Imam Jawad, le neuvième Imam, et sa mère une servante nommée Samana Maghribiya [1] ou Sûsan[2].

Le dixième Imam et son fils, l'Imam al-Hasan al-'Askarî, sont connus sous le nom de 'Askarî'în (: les deux 'Askarî). Cela parce que les califes abbasides les avaient enfermés, à partir de l'an 233h., à Samarra, jusqu'à la fin de leurs vies, dans un endroit nommé 'Askar[3].

Les titres les plus connus du dixième Imam des chiites sont : Naqî et Hâdi [4]. On l'appela Hâdî (celui qui guide) parce qu'à son temps il était considéré comme le meilleur des guides vers le bien[5]. Il eut d'autres titres aussi comme : Najîb, Murtada, 'Âlim, Faqîh, Amîn, Tayyib, Khâlis, Nâsih, Mutiwakkil [6]. Son kunya (surnom) est : Abu al-Hasan[7], et dans les sources chiites on l'appelle Abu al-Hasan al-Thâlith, ou le troisième Abu al-Hasan[8], pour ne pas le confondre avec le premier Abu al-Hasan, à savoir l'Imam Kâzim, et le deuxième Abu al-Hasan, l'Imam Ridha [9]. n

Sa biographie

D'après Kulayni et le Shaykh Tûsî, l'Imam Hâdî est né le 15 Dhu al-Hijja de l'an 212 h.[10], dans un endroit nommé Saryâ près de Médine[11]. Mais il y a d'autres rapports concernant la date de sa naissance : le 2 ou le 5 Rajab de l'an 212h., ou le mois de Rajab de l'an 214 ou le mois de Joumada ath-Thaniya de l'an 215[12]. Selon Mas'ûdî (4e siècle de h.), l'année où l'Imam Jawâd (a) et son épouse Umm al-Fadl ont fait le pèlerinage à la Mecque, il ont mis l'Imam Hâdi (a), qui était un jeune enfant, à Médine[13] où il a vécu jusqu'a l'an 233 h. Ce fut dans cette année que Mutiwakkil l'a convoqua à Samarra et l'hébergea dans un lieu sous son propre contrôle nommé Askar. Il vit pendant 21 ans, à savoir jusqu'a la fin de sa vie, dans ce lieu dit Askar.

Il y a très peu d'informations historiques concernant la vie de l'Imam Hâdi et l'Imam Jawâd (a) et l'Imam Askarî, par rapport à d'autres imams des chiites. Certains historiens pensent que la courte durée de leur vie, leur emprisonnement permanent font parties des raison de ce manque. D'autre part le fait que ceux qui ont écrit l'histoire de cette période étaient des non chiites peut être une autre raison de cela[14].

Il est bien de mentionner aussi que, selon les rapports historiques, l'inscription gravée sur la bague de l'Imam Hâdi (a) fut " اللّه ربّی و هو عصمتی من خلقه " (Allah est mon Dieu, et mon Protecteur contre ses peuples) [15].

Une autre inscription son son autre bague fut, "حفظ العهود من أخلاق المعبود" (: Conserver les pactes fait partie des caractéristiques de Dieu) selon les rapports [16].

D'après les mêmes sources, il est mort au mois de rajab de l'an 254,[17] à l'époque du treizième calife abbasides. Certaines sources considérèrent le trois jarab, comme le jour de sa mort, pour d'autres ce jour est le 25 ou 26 Joumada ath-Thaniya.


Ses enfants

Les savants chiites reconnaissent quatre fils pour l'Imam Hâdî[18], mais il y a des divergences à propos du nombre de ses filles, la plupart disent qu'il n'a eu qu'une seule fille.

Voici les noms de ses fils :

Son dernier fils, J'afar, est connu également sous le nom de Ja'far al-Kadhdhab (Ja'far b. al-Imam al-Hâdî (a)) par ce qu'il s'auto proclamait Imam après son père.

A propos de sa fille, d'après Ibn Shahrâshûb elle fut nommée 'Ilayh[19], et Shaykh Mufîd écrit qu'elle s'appelait 'Aysha[20].

Les historiens sunnites également confirment que le dixième imam des chiites eut quatre fils et une fille[21].

Son imamat

Muhammad b. Ali, l'Imam Hadi est devenu Imam des chiites en l'an 220h, lorsqu'il eut seulement 8 ans. Malgré son très jeune âge, d'après les sources chiites comme al-Irshâd de Shaykh Mufid, les chiites adeptes de l'Imam Jawad, sauf quelques exceptions, ont admis l'Imamat de l'Imam Hâdi et n'ont pas avancé de doute à ce sujet [22]. Quant à ce qui n'ont pas accepté l'Imamat de l'Imam Hâdî, il paraît qu'ils ont cru, pour une courte durée, à l'Imamat de Mûsâ b. Muhammad (296h.) (le jeune frère de l'Imam Hâdî), connu sous le nom de Mûsâ Mubarqa'. Ensuite apparemment ils ont renoncé et ont admis l'Imamat de l'Imam Hâdî[23]. D'après Sa'd b. Abdullah, ce temps fut très court, parce que Mûsâ Mubarqa', lui-même n'a pas voulu qu'on le considère comme Imam et les a refusé[24][25][26] (Précisons que ce dernier est enterré à Qom en Iran, et son mausolée est un lieu de pèlerinage reconnu).

Et justement l'unanimité des avis des chiites sur l'Imamat de l'Imam Hâdi (a), et l'absence de proclamation de l'Imamat de nulle part autre, sont en soi des preuves de son Imamat[27]. Rajoutons également que Kulayni et Mufîd ont énuméré des Nass concernant la confirmation de l'Imamat de l'Imama Hâdî dans leurs oeuvres[28]. A ce sujet, selon Ibn Shahashub, les chiites ont pris connaissance de l'Imamat de Ali b. Muhammad à travers les Nass des Imams précédents; des Nass qui ont été transmis par les rapporteurs comme Ismâ'il b. Mihrân, Abu Ja'far Ash'arî et Khayrânî [29].

Les califes de son époque

L'Imam Hâdî (a) fut l'Imam des chiites pendant 33 ans, entre l'an 220h. et l'an 254h[30]. Pendant ce temps plusieurs califes abbassides régnèrent. Le début de son imamat fut contemporain avec le califat de Mu'tasim, et la fin de son imamat, avec le califat de Mu'taz. Mais Ibn Shahrashub écrit que la fin de l'imamat de l'Imam Hâdî fut contemporain avec le califat de Mu'tamid Abbassi[31].

Ali b. Muhammad, le dixième Imam des chiites, passa 7 ans de son son imamat sour le règne de Mu'tasim Abbassi. Selon les rapports historiques, pendant cette période, Mu'tasim était moins dur avec les chiites et plus flexible avec les Alaouides, en comparaison avec la période de l'Imam Jawâd (a). Ce changement d'attitude, aurait été dû à l'amélioration économique et la réduction des révoltes des Alaouides[32]. Imam Hâdî passa aussi 5 ans de son Imamat sous le règne de Wâthiq, 16 ans sous le règne de Mutiwakkil, 6 mois sous le règne de Mustansar, 4 ans sous le règne de Musta'în et 2 ans sous le règne de Mu'taz.

Convocation à Samarra

Mutiwakkil Abbassi décida en l'an 233h, d'expatrier l'Imam Hâdî de Médine à Samarra. Sabt b. Jawzî considère que la raison de cette décision se trouvait dans des rapports témoignant l'amitié et l'attention que les gens de Médine prêtaient à l'Imam et son influence sur eux[33]. Selon Cheikh Mufîd un certain Abdallah b. Muhammad rapportait ces informations à Mutiwakkil[34]. Selon Mas'udi ce fut Bariha Abbassi, le dirigeant de prière du vendredi (désigné par le calife) des sanctuaires, écrit dans une lettre adressée à Mutiwakkil : "Si tu veux avoir [l'emprise sur] La Mecque et Médine, fait sortir Ali b. Muhammad de là puisqu'il invite les gens à lui, et il a déjà rassembler plusieurs personnes autour de lui"[35]. Selon ces rapports, Yahyâ b. Hathima fut charger d'expatrier l'Imam Hâdî de Médine à Samarra[36]. lImam Hâdî écrit alors une lettre à Mutiwakkil et démentit ces accusations[37], mais en réponse, Mutiwakkil, tout en le respectant, lui demanda de quitter Médine et de s'installer à Samarra[38]. Le texte de la lettre de Mutiwakkil à l'Imam Hâdî est accessible dans les compilations de Cheikh Mufid et Cheikh Kulayni[39].

Selon certaines sources, Mutiwakkil avait programmé la mise en exile de l'Imam Hâdi de sorte de ne pas sensibiliser les gens et éviter les conséquences indésirables. Or les gens de Médine s'en étaient rendu compte. Sabt b. Jawzî a rapporté de Yahyâ b. Harthama que les gens de Médine en firent bien tristes et révoltés, et ont fait des réactions inattendues. Leurs mécontentements firent tels qu'ils criaient et se lamentaient et chantaient des élégies sans précédant à Médine [40].

L'Imam Hâdî (a) entra d'abord à Kazimayn où les gens l'accueillirent chaleureusement; il s'installa d'abord dans la maison de Khazima b. Hâzim, puis il a été emmené à Samarra. Selon Cheikh Mufid, le jour où l'Imam entra à Samarra, Mutiwakkil ordonna qu'il soit gardé pendant un jour dans une caravansérail nommée "Khân Sa'âlîk", puis le deuxième jour on l'emmena dans une maison aménagée pour lui[41]. Selon Sâlih b. Sa'd, cet acte avait comme objectif l'humiliation de l'Imam[42]. Mais Cheikh Mufid pense que l'Imam Hâdî était extérieurement très respecté par Mutiwakkil, même si ce dernier cherchait des russes contre lui[43]. Ainsi Mutiwakkil, tout en le maintenant sous sa surveillance, essayait de le montrer comme faisant partie de la cours, et de réduire ainsi de sa popularité aux yeux de ses adeptes[44]. Selon un rapport, des soldats de Mutiwakkil attaquèrent aussi un jour à la maison de l'Imam Hâdî, parce qu'on avait rapporté à Mutiwakkil qu'il y cachait des armes de guerre et des lettres que les chiites lui adressaient. Or quand ils sont entrés chez l'Imam, ils le trouvèrent dans une pièce entrain de murmurer des versets coraniques. Ils l'emmenèrent toutefois chez Mutiwakkil. Lorsque l'Imam y entra, Mutiwakkil eut un verre de vin dans la main; il le reçut à son côté et lui proposa du vin. L'Imam lui demanda de l'excuser et dit : "Ma chair et mon sang n'ont pas été pollué par la vin". Mutiwakkil lui demanda alors de lui réciter un poème ravissant. L'Imam lui dit : "Je ne récite pas très souvent des poèmes". Mais Mutiwakkil insista, et l'Imam récita alors certains poèmes[45]. Ses poèmes touchèrent Mutiwakkil et les autres, de sorte qu'il pleura tant que son visage devint couvert de larme et ordonna qu'on ramasse le vin et les verres. Puis demanda qu'on accompagne l'Imam respectueusement chez lui[46].

Certains auteurs ont argumenté ainsi, les raisons de l'hostilité de Mutiwakkil avec l'Imam Hâdî :

  • Mutiwakkil, du point de vue théologique, était du côté du courant des Ahl al-Hadith, or ces derniers étaient contre les Chiites et contre les Mu'tazilites. Les Ahl al-Hadith encourageraient alors Mutiwakkil dans la répression des chiites
  • Mutiwakkil aurait été soucieux de son statut social et de sa popularité auprès de la communauté musulmane, et s'serait inquiété des relations de l'Imam Hâdî (a) avec les gens, et de la popularité de l'Imam auprès d'eux. Il aurait alors fait tout pour couper la relation de l'Imam avec les gens. Ce serait dans le même objectif également qu'il détruits le sanctuaire et la tombe de l'Imam Husayn, et réprima gravement tout pèlerinage à Karbala[47].
  • Après Mutiwakkil, son fils Mutasir prit le pouvoir. Durant son règne les repressions des chiites et de la famille Alawî, dont l'Imam Hâdi (a), ont réduit[48].

Son attitude à l'égard des Ghâlî (exsagérateurs)

Les gens qu'on appelle ghâlî (pluriel : ghulât) ou 'exagérateurs' sont, ceux qui, au cours de l'histoire, avaient tendance à exagérer leur dévotion à l'égard es Imams au point de les diviniser et les mettre sur le même plan que Dieu ou son Prophète. Lors de l'Imamat de l'Imam Hâdî (a), ces groupes étaient nombreux et actifs, et se présentaient comme étant très proches de l'Imam Hâdî (a). Selon une lettre de Ahmad b. Muhammad b. Isâ adressée à l'Imam Hâdî, ils auraient attribué des propos 'écœurants' aux Imams des chiites dont l'Imam Hâdî (a), mais d'un autre côté puisqu'il s'agissait des Imams, personne n'osait les démentir ou nier. Par exemple ils auraient interprété le sens des deux termes de Fahshâ (turpitude, corruption) et Munkar (blâmable, mal, mauvais) dans le verset coranique de إِنَّ الصَّلَاةَ تَنْهَىٰ عَنِ الْفَحْشَاءِ وَالْمُنكَرِ‌ (traduction : Certes, la salat (la prière) préserve (éloigne) de la turpitude et du blâmable )[49], comme s'il s'agissait d'une personne, un individu, et non pas de l'acte de la prière ; ou par exemple il interprétaient le sens de l'aumône (zakât) comme l'aumône était une personnalité et non pas l'acte de payer. Autrement dit, ils interprétaient le sens des obligations et des interdictions religieuses, ils niaient les actes cultuels et prenaient certains individus, comme les Imams, ou des guides religieux, comme des pouvoirs absolus.

A ce propos, l'Imam Hâdî (a) écrit, en réponse, à Ahmad b. Muhammad : "ces genres d'interprétation (ta'wîl) ne font pas partie de notre religion, évitez les"[50].

Mentionnons aussi le cas de Fath b. Yazîd Jurjânî qui pensait que les actes comme manger, boire ou marcher dans les souks, ne sont pas compatibles aux statuts des Imams, puisqu'ils n'en ont pas besoin. L'Imam Hâdî lui a répondu alors: " Tout corps est ainsi (fait ces actes), sauf Dieu qui a donné la corporalité au corps" [51].

Dans différentes lettres, l'Imam Hâdî a démenti et dénoncé les propos et proclamations semblables des gens comme : Ali b. Hasaka qui divinisait l'Imam Hâdî et se présentait comme étant le représentant et le messager de l'Imam [52]; Muhammad b. Nusayr Numayrî, le fondateur du courant Nusayrites; Hasan b. Muhammad connu sous le nom de Ibn Bâbâ, et Fâris b. Hâtam Qazwînî[53].

Dans sa lettre au sujet de Ibn Bâbâ Qummi, l'Imam Hâdî, le dénonce et écrit : "Il croit que c'est moi qui l'ai envoyé et qu'il est mon bâb (représentant). Or c'est le satan qui l'a dévié"[54].

Une autre personne qui a été mentionnée parmi ces gens est Ahmad b. Muhammad Sayyârî[55] qui se présentait comme l'un des compagnons de l'Imam Hâdî, et que la plupart des savants de Rijâl considéraient comme ghâlî (exagérateur)[56]. Son livre, al-Qirâ'ât est une des sources principals des propos sur la falsifications du Coran[57]. Mentionnons aussi Abdallah b. Muharrar qui a été expulsé de la ville de Qom par ce que dénoncé comme ghâlî[58]. Dans un traité rapporté par Ibn Shu'ba al-Harrani, l'Imam Hâdî appuie sur l'authenticité du Coran et le considère comme une pierre de touche pour mesurer l'authenticité de divers rapports, et aussi comme le seul texte que auquel tous les musulmans de référent[59]. L'Imam se référait également au Coran, au sujet des propos sur lesquels il n'y avait pas de convergence[60].

D'autres ghâlî (exagérateurs) de cette époque étaient : Abbas b. Sadaqa, Abu al-Abbas Tarnânî (ou Tabarânî), Abdallah Kindî connu sous le titre de Shâh Ra'îs[61].

Et enfin il faut rappeler aussi que l'Imam Hâdî (a) défendait les personnalités qu'on accusait à tord, de ghulû (exagération). Par exemple quand les autorités de la ville de Qom ont condamné et expulsé Muhammad b. Ûrama, l'Imam écrit une lettre adressée aux gens de Qom pour le défendre et le purifier de cette accusation[62].

Ses communications avec les chiites

L'Imam Hâdî (a) entretenait ses relations avec les chiites à travers des lettres et un réseaux de ses représentants qu'on appelait l'Organisation de la wikâlat. Selon Ja'faryân durant l'époque de l'Imam Hâdî, la ville de Qom était le foyer le plus important des chiites iraniens, et il y avait des relations très solides entres les chiites de Qom et les Imams (a)[63]. Muhammad b. Dâwûd Qummi et Muhammad Talhî étaient des représentants qui rassemblaient les lettres, les cadeaux et les aumônes chiites (khums) des gens de Qom et de son alentour et les transmettaient à l'Imam Hâdî (a)[64]. Durant l'Imamat de l'Imam Hâdî, malgré la répression des abbassides, l'Imam Hâdî avait une bonne relation avec les chiites de l'Irak, de l'Egypte, de Yemen, etc. Selon Ja'fariyân, les représentants de l'Imam jouaient aussi des rôles dans la résolution des problèmes juridiques et théologiques des gens, et dans la confirmation de l'Imamat de l'Imam suivant[65]. Ali b. Ja'far al-Hamânî, Abû Ali Râshid et Hasan b. 'Abd Rabba et son fils Ali (selon certains rapports) faisaient également parties des représentants de l'Imam Hâdî (a). Selon certains rapports de Muhammad b. Umar Kashshî, le savant de la science des Rijâl du 4e siècle de l'hégire, Ahmad b. Ishâq était aussi l'un des représentants de l'Imam Hâdî (a).[66]

Le problème de l'invention du Coran et la position de l'Imam Hâdî

Le hadiths

Les textes d'invocation

Les poèmes

Les compagnons et les rapporteurs de hadiths

Le statut auprès des sunnites

Le martyre et le sanctuaire

Le sanctuaire de Askarî'în

La bibliographie

Voir aussi

Références

  1. Mufid, al-Irshad,.635
  2. Nawbakhti, p.135
  3. 7- 8
  4. 4
  5. 5
  6. 6
  7. 9
  8. 10
  9. 11
  10. -
  11. Mufid, al-Irshad,635
  12. -
  13. -
  14. -
  15. Dakhil, vol.2, p.209
  16. -
  17. Mufid, al-Irshad,649
  18. -
  19. -
  20. -
  21. -
  22. Mufid, al-Irshâd, p.638
  23. Nawbakhti, Firaq al-shi'a, p.135
  24. Ash'arî Qummi, al-Maqalât wa al-Firaq, p.99
  25. 27
  26. 28 -29
  27. 30
  28. 31
  29. 32
  30. 33
  31. 34
  32. 35
  33. 36
  34. 37
  35. 38
  36. 39
  37. 40
  38. 41
  39. 42
  40. 43
  41. 45
  42. 46
  43. 47
  44. 48
  45. 49
  46. 50
  47. 51
  48. 52
  49. Sourate 45 (Ankabût), verset 45
  50. 54
  51. 55
  52. 56
  53. 58
  54. 59
  55. 63
  56. 64
  57. 65
  58. 66
  59. Besoin de source
  60. 67
  61. 68
  62. 69
  63. 70
  64. 71
  65. 72
  66. 75